Institut Nazareth
  

News :

Des animaux clonés aux humains, l’histoire d’une quête scientifique: en bref :

1996 : Ian Wilmut et son équipe du Roslin Institute (Écosse) font naître la brebis Dolly, premier mammifère obtenu par transfert de noyau de cellule adulte. 1997 : Ian Wilmut et son équipe récidivent avec Polly, brebis clonée et transgénique. – L’équipe de Don Wolf, dans l’Oregon (états-Unis), réussit à cloner un singe rhésus par transfert du noyau d’une cellule embryonnaire. 1998 : Marguerite, première vache française clonée, naît dans une ferme de l’Inra (Institut national de recherche agronomique). 1999 : Des chercheurs coréens clonent une cellule somatique de femme infertile. Ils laissent l’embryon résultant se développer jusqu’au stade de quatre cellules.
2000 : Les premiers cochons clonés sont obtenus par transfert de noyau de cellule adulte.
2001 : La firme américaine Advanced Cell Technology crée un clone humain qui ne dépasse pas le stade de six cellules. – La Grande-Bretagne autorise les chercheurs à entreprendre des essais de clonage thérapeutique, sous réserve d’autorisation préalable.  2002 : Au Texas, Max Westhusin et son équipe réussissent à cloner un chat domestique.   – Le 27 décembre, la secte des raëliens annonce « la naissance du premier clone humain », qui se révélera être une supercherie.   2003 : Le cheval Prométhée, premier animal cloné porté par sa mère génétique, naît en Italie.     2004 : En Corée, l’équipe du professeur Hwang Woo-suk annonce avoir formé par clonage une lignée de cellules souches embryonnaires.      2005 : L’ONU adopte le 8 mars une déclaration condamnant mais n'interdisant pas le clonage humain.   – L'équipe du professeur Miodrag Stojkovic, de l'Institut de génétique humaine de l'université de Newcastle (nord de l'Angleterre), a réussi à produire des embryons clonés. – L’équipe du professeur Hwang annonce la production de 11 lignées de cellules souches embryonnaires. Il se révèle bientôt que les résultats ont été falsifiés.   2006  King's College, Pr. Shaw  : Londres rend officielle  en janvier  la production de clonage par croisement animal-homme  - Juin : Six équipes de chercheurs sont autorisés par l'Agence gouvernementale de bio médecine  à travailler sur clonage humain en  France – Décembre : Le téléthon remis en cause à cause de ses travaux en direction du clonage humain -   2007 : La Commission européenne approuve en mars le financement, à hauteur d'un million d'euros, d'un registre européen de lignées de cellules souches embryonnaires humaines : la course au clonage mobilise 10 des Etats membres -2008- L'Américain Craig Venter réalise un chromosome de synthèse - 2009 : Première condamnation officielle du clonage par Rome: l'Instruction Dignitas humanae- en préparation des Etats généraux français de bioéthique pour la révision de la loi courant 2009 - 2010: L’Opecst venait de rendre public son rapport, rédigé par Alain Claeys (PS) et Jean-Sébastien Vialatte (UMP), préconisant la légalisation sans aucune restriction de la recherche sur l’embryon ainsi que la création de clones humains et chimères homme-animal. - 2011: Les Etats Généraux a assourdi Mr Leonetti : Jean Leonetti n’a rien entendu des débats de bio éthique : il a déclaré dans le Journal du dimanche (7/11/2010) : il faut "offrir aux chercheurs une liberté maximale et leur permettre d'améliorer les conditions de fécondation" - Revision de la loi : en mai au Parlement 50 députés se mobilisent sur la tribune de Valeurs Actuelles; le clonage homme-animal est interdit; la création d'embryons artificiels envisagée...2012: Mammouths et Hollande en rajoutent sur le clonage... Decembre 2012: La Transgression en son accomplissement: les Chambres Senat le 4 dédembre et les députés ensuite vont voter avec une écrasante majorité la libéralisation de TOUTES les formes et étapes de recherche embryonnaire pour le CLONAGE humain. 2013: La loi française libéralise totalement la création d'embryons pour en faciliter le bénéfice aus homosexuels mariés (Sénat 3 decembre et Assemblée 28 mars)


23 mars 2013 Vigilance clonage a prévenu du lien caché et principal entre le volet Clonage et le volet PMA de la loi sur la destruction de l'Institution du Mariage: les 11 destructions cachées qui ont pour but la Dévastation de la France . L'Alerte 20 donne les dernières révélations officieuses et officielles... et .... démasque le clonage pour homosexuels.

03 décembre 2012: vote du Sénat: Voté sans que les Français aient été préalablement consultés par des états généraux, comme le prévoit pourtant la loi bioéthique du 7 juillet 2011. Cette décision constitue une véritable régression éthique, scientifique, et ontologique. Derrière cette ouverture  que le Sénat  vote en toute honte, c'est l'ouverture de la recherche sur le CLONAGE HUMAIN qui est désormais  totalement légalisé et possible  à TOUS ses stades de développement en France : une Abomination  de la Désolation , Transgression suprême désormais ouvertement reçue ,que la Loi Bioéthique énonçait pourtant elle - même dans son préambule comme un Crime contre l'Espèce Humaine.

Juillet 2012: En effet, Hollande et son gouvernement acccélèrent la libéralisation du clonage de l'homme: voir notre article Hollande-Ayrault:: OBJECTIF CLONAGE à tout prix

Mai 2012: UNE PREMIERE:l’AGENCEde la BIOMEDECINE condamnée pour laxisme (recherche CLONAGE) : ce qui explique pourquoi les nouveaux élus cherchent à exempter toute cette recherche clonage du passage obligatoire par l'autorisation préalable de l'Agence
Mai 2012 : Des chercheurs russes et sud-coréens se sont alliés pour tenter de créer un mammouth, plus de 10.000 ans après la disparition de l'espèce. Un accord en ce sens vient d'être signé entre l'Université fédérale du nord-est de la République de Sakha, et le controversé biotechnicien Hwang Woo-Suk. Comme le rapporte l'AFP, cette alliance entre le chercheur de la Fondation pour recherche en biotechnologie Sooam et l'Université de Sakah a pour but de créer un mammouth, plus de 10.000 ans après que l'espèce a disparu de la Terre. Pour réaliser ce clone, les scientifiques entendent utiliser les restes de ces mammifères laineux découverts dans le pergélisol en Sibérie. Les recherches doivent commencer dès cette année, dès que la Russie aura envoyé en Corée du Sud ces restes de mammouths. La Fondation transférera quant à elle sa technologie aux chercheurs russes, déjà alliés à des scientifiques japonais dans le même but.

Mai 2011: l’Assemblée nationale rend possible la création d'embryons artificiels, et là de suivre leur évolution au-delà du stade de leur constitution,  voire jusqu'à leur naissance.   Autant dire que passant d'un embryon conçu par clonage à un embryon artificiel, s'ils sont fait dans les mêmes laboratoires, le biopouvoir contrôlera les "échanges" d’un stade de développement à un autre  ... et ainsi l'ensemble du processus sera maitrisé pour faire des clones de A à Z. Mr Kahn le disait : si on maîtrise le clonage thérapeutique, on ne pourra plus empêcher le clonage reproductif…Si ce processus législatif ne l’empêche pas, la recherche sur les embryons bénéficiera d’une véritable libéralisation de toutes les étapes du clonage humain proprement dit.

Avril 2011: La création d'embryon est doublement autorisée dans la révision de la loi 2004 à travers deux articles distincts.. Elle est désormais possible lorsqu’elle « est susceptible de permettre des progrès médicaux majeurs » (article 23 de l’actuel projet), ( rappel : la loi 2004 disait : en cas de « progrès thérapeutiques »). … Clause aggravante : vote de modalités et conditions d'accès de l'AMP à la création d'embryons pour la recherche sous réserve d'obtention du consentement des "parents".
- Il ne sera même plus besoin d'ovocytes (dont le commerce est encore interdit, mais pas hors France) puisque un laboratoire français sait développer des embryons sur des milieux cellulaires .[On peut en effet se passer des ovocytes, dont le commerce est encore interdit en France: Endocell (laboratoire français) permet à partir de cellules prélevées sur la muqueuse utérine de la femme, de fournir un tapis cellulaire apportant tous les facteurs de croissance nécessaires au développement de l'embryon in vitro jusqu'au stade de blastocyste. Autorisé à la mise sur le marché en 2007 par l'AFSSAPS, Endocell aurait été testé sur près de 300 femmes et aurait donné lieu à une trentaine de naissances]. Ainsi, le développement après création d'embryon par la technique du clonage (développement d'une cellule totipotente clonée, par exemple, sur tapis cellulaire) est ipso facto inclue dans cette libéralisation : le projet de loi autorise implicitement, tel qu'il est, le clonage de l’homme, que la loi Bioéthique condamnait de manière purement théorique en préambule des entendus de la loi, en l’explicitant et qualifiant de "crime contre l'espèce humaine" - Le projet de loi de bioéthique français organiser des Conditions d'AMP modifiées pour donner une «autorisation implicite» plus élargie à la technique de création d’embryons ( non spécifiée, bien entendu la technique utilisée ) et «favoriser les besoins de l'industrie de la procréation» : Via l'article L2141.3 (...) La conception d'embryons n'est donc plus exclusivement permise pour remédier à l'infertilité mais pour permettre la réalisation des techniques d'AMP. Ce qui introduit l'espace/temps de la création d'embryon pour la recherche : le développement de l’embryon créé en laboratoire… - Recherche à visée médicale: Le dernier verrou d'ordre général saute : L'article 23 de l'actuel projet de loi, traitant de la recherche sur l'embryon, en proposant de substituer à « thérapeutique », la notion de « médical » pour obtenir les dérogations de recherche sur l'embryon signe évidemment un chèque en blanc à la recherche sur l'embryon dans le cadre de l'Assistance médicale à la procréation. . - Accroître les stocks d'embryons pour la recherche: Les modalités du consentement du couple à la recherche sur ses embryons, (article R. 2151-4 du décret d'application relatif à la recherche sur l'embryon et sur les cellules embryonnaires signé le 6 février 2006), permettent la création d'embryons pour la recherche (...) En somme, 153000 enfants congelés en France, ce n’est pas assez ! Le nouvel étalon or c'est l'ovocyte et une fois levé ce dernier obstacle, tout sera en place pour permettre en France l'épanouissement de l'industrie de la procréation (exemple marché estimé à 3 milliards USD par an aux Etats-Unis de 2,5 à 50 k$US/ovocyte, sans compter le reste du monde). [Par ailleurs notez que l’on peut se passer des ovocytes … pour la recherche]
- Levée donc de l’interdiction de recherche sur l’embryon contre l’avis du gouvernement et malgré l’opposition de certains sénateurs NC et UMP : En résumé, malgré quelques discussions de principe, sous prétexte d’amélioration des techniques, le projet de loi met en place un système qui ne permettra plus aucun contrôle des manipulations sur l'embryon, en l’élargissant pour ainsi dire au domaine commun : dans le cadre de l'AMP. La levée des interdictions de recherche sur l'embryon se lit dans ce fait que ces recherches sur l'embryon et leur création dans le cadre de l'AMP sont autorisées. C'est un abandon programmé de tout contrôle, amplifié par un transfert de pouvoir vers l'ABM. C’est surtout une inversion radicale du principe de protection.
- L’organisation d’un dépistage prénatal obligatoire pour les médecins intègre une stratégie d’adoption de la problématique d’eugénisme. . La Commission des affaires sociales du Sénat a rejeté l'amendement sur le dépistage prénatal (DPN) voté à l'Assemblée nationale le 15 février dernier disposant que les médecins proposent le DPN aux femmes enceintes "lorsque les conditions médicales le nécessitent… Imaginez que le DPN existât depuis longtemps, et que l'on ait ainsi pratiqué cette sélection de l'enfant sans maladie, de grands génies comme Mozart (maladie de la Tourette), Einstein (cerveau hypertrophié), Lincoln et Mendelssohn (maladie de Marfan), Beethoven (maladie de Paget), Toulouse- Lautrec (difformité des jambes), Petrucciani (maladie osseuse), Kierkegaard (bossu dès l'enfance) etc., auraient été éliminés avant même de voir le jour. . Pourtant, « Toute pratique eugénique tendant à l’organisation de la sélection des personnes est interdite » (Article 16-4). Faudra-t-il donc finir par réviser tous les principes de la loi civile ? - Rupture radicale avec le choix de la France de respecter la vie et la dignité de l’embryon humain dès le commencement de son développement : « La loi assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie » (Article 16 du code civil) : . Suppression du régime d’interdiction pour la création, la recherche, le développement ( clonage y compris ) pour un régime d’autorisation de la recherche sur les embryons. Voir Communqué de VIGILANCE CLONAGE avril 2011.

2010:- Dans un des rapports de l'OPECST, on apprenait ainsi que plusieurs demandes d'autorisation d'essais cliniques sur les techniques de fécondation et de congélation sont déposées auprès de l'AFSSAPS ... Le projet de loi, pour contourner l'interdit, présente ces recherches comme de simples améliorations de techniques. Olivier Harduin réagit le premier pour signaler qu'il s'agit là de CLONAGE: la lectio de Viglance Clonage se répercute même dans Genethique.org....L’Opecst venait de rendre public son rapport, rédigé par Alain Claeys (PS) et Jean-Sébastien Vialatte (UMP), préconisant la légalisation sans aucune restriction de la recherche sur l’embryon ainsi que la création de clones humains et chimères homme-animal !!.
2009
: Notes sur l'Instruction Dignitas humanae: Rome condamne le clonage humain (12/12/2008 à 12h) -extraits: §4 : (…)  Le corps d’un être humain, dès les premiers stades de son existence, n’est jamais réductible à l’ensemble de ses cellules (…) le fruit de la génération humaine… à partir de la constitution du zygote, exige le respect inconditionnel moralement dû à l’être humain dans sa totalité corporelle et spirituelle. - §27 in fine: (ingénierie génétique) : Dans la tentative de créer un nouveau type d’homme, se manifeste une dimension idéologique selon laquelle l’homme entend se substituer au Créateur…§28 : Le clonage humain: (…) Plusieurs organismes au niveau national et international ont exprimé des jugements négatifs sur le clonage humain, et, dans la plupart des pays il a été interdit. Le clonage humain est intrinsèquement illicitee dans la mesure où, en portant à l’’extrême le caractère négatif du jugement éthique relatif aux techniques de fécondation artificielle, il entend donner origine à un nouvel être humain sans aucun lien avec l’acte de don réciproque entre deux époux (…) §29 : (…[or]... ) l’originalité de chaque personne dérive de la relation particulière entre Dieu et l’’homme dès les premiers instants de son existence. Ceci oblige à en respecter la singularité et l’intégrité, y compris aux plans biologiques et génétiques. Chacun d’entre nous rencontre dans l’autre un être humain qui doit son existence et ses caractéristiques propres à l’amour de Dieu, dont seul l’amour entre les époux constitue une médiation conforme au dessein du Créateur et Père céleste. - Le texte stigmatise également le clonage hybride homme-animal pour des raisons de dignité et de santé...

2008- L'Américain Craig Venter réalise un chromosome de synthèse - LONDRES - Le biologiste américain Craig Venter est parvenu à réaliser en laboratoire un chromosome de synthèse, premier pas vers la création d'une forme de vie artificielle, affirme samedi le quotidien le Guardian. Craig Venter s'apprête à en faire l'annonce officielle prochainement, peut-être dès lundi lors de l'assemblée générale de son institut à San Diego (Californie), précise le journal : "Il s'agit d'un pas philosophique important dans l'histoire de nos espèces", a déclaré le biologiste, un des pionniers du séquençage du génome humain, cité par le Guardian.  "Nous sommes en train de passer de la lecture du code génétique à la capacité de l'écrire. Cela nous donne la possibilité hypothétique de faire des choses que nous n'avions jamais envisagées avant", a ajouté Craig Venter.. 
Le chromosome, que lui et son équipe d'une vingtaine de scientifiques sont parvenus à créer en laboratoire, copie les parties essentielles de l'ADN de la bactérie Mycoplasma genitalium et a été baptisé par ses créateurs Mycoplasma laboratorium. Dans l'étape finale du processus, il sera transplanté dans une cellule vivante dont il devrait "prendre le contrôle" devenant ainsi en réalité une nouvelle forme de vie, précise le journal. Le Guardian cite encore Pat Mooney, directeur d'ETC Group, une organisation canadienne de bioéthique, selon qui Craig Venter est en train de créer "le châssis sur lequel il sera possible de construire pratiquement n'importe quoi".  "Cela peut apporter sa contribution à l'humanité avec par exemple de nouveaux médicaments ou (constituer) une menace énorme avec (la création) d'armes biologiques", a ajouté Pat Mooney, qui estime que cette nouvelle avancée scientifique représente un "défi énorme", plein de risques, pour la société humaine et ses gouvernements.
Pat Mooney, directeur d'ETC Group, une organisation canadienne de bioéthique, selon qui Craig Venter est en train de créer le châssis sur lequel il sera possible de construire pratiquement n'importe quoi : L'Américain Craig Venter réalise un chromosome de synthèse - LONDRES - Le biologiste américain Craig Venter est parvenu à réaliser en laboratoire un chromosome de synthèse, premier pas vers la création d'une forme de vie artificielle, affirme samedi le quotidien le Guardian. Craig Venter s'apprête à en faire l'annonce officielle prochainement, peut-être dès lundi lors de l'assemblée générale de son institut à San Diego (Californie), précise le journal : "Il s'agit d'un pas philosophique important dans l'histoire de nos espèces", a déclaré le biologiste, un des pionniers du séquençage du génome humain, cité par le Guardian.  "Nous sommes en train de passer de la lecture du code génétique à la capacité de l'écrire. Cela nous donne la possibilité hypothétique de faire des choses que nous n'avions jamais envisagées avant", a ajouté Craig Venter.. 
Le chromosome, que lui et son équipe d'une vingtaine de scientifiques sont parvenus à créer en laboratoire, copie les parties essentielles de l'ADN de la bactérie Mycoplasma genitalium et a été baptisé par ses créateurs Mycoplasma laboratorium. Dans l'étape finale du processus, il sera transplanté dans une cellule vivante dont il devrait "prendre le contrôle" devenant ainsi en réalité une nouvelle forme de vie, précise le journal. Le Guardian cite encore Pat Mooney, directeur d'ETC Group, une organisation canadienne de bioéthique, selon qui Craig Venter est en train de créer "le châssis sur lequel il sera possible de construire pratiquement n'importe quoi".  "Cela peut apporter sa contribution à l'humanité avec par exemple de nouveaux médicaments ou (constituer) une menace énorme avec (la création) d'armes biologiques", a ajouté Pat Mooney, qui estime que cette nouvelle avancée scientifique représente un "défi énorme", plein de risques, pour la société humaine et ses gouvernements. AFP - Samedi 6-10-2007

La Commission européenne a approuvé jeudi le financement, à hauteur d'un million d'euros, d'un registre européen de lignées de cellules souches embryonnaires humaines.  Le Projet a pour but de : "fournir des informations exhaustives sur l'ensemble des lignées de cellules souches embryonnaires humaines disponibles en Europe". Pour Janez Potočnik, commissaire chargé de la science et de la recherche, "ce registre joue un rôle important en ce qu'il permettra d'utiliser au mieux les lignées de cellules souches existantes et d'éviter toute création inutile de nouvelles lignées". "Il contribuera également à l'adoption de normes internationales communes pour la standardisation et la caractérisation de ces cellules souches, ce qui est essentiel pour progresser vers le développement de nouveaux traitements et thérapies." ….    Actuellement, 81 lignées de cellules souches embryonnaires sont utilisées dans des projets soutenus par l'Union européenne.   L'Allemagne, la Belgique, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, les Pays-Bas, la République Tchèque, le Royaume-Uni et la Suède sont les dix pays membres associés au projet. Tous ces pays font déjà de la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines. L'Australie, les Etats-Unis, Israël, la Suisse et la Turquie seront aussi associés au projet. 29/03/07

 

L'autorité britannique pour la fertilisation et l'embryologie humaine (HFEA)  refusait d'autoriser la création in vitro de chimères embryonnaires, mi humaine, mi animal, destinées à la recherche. Elle décidait de s'en remettre à l'avis de l'opinion publique en organisant une consultation publique sur le caractère éthique de la création de ces chimères. Celles-ci seraient obtenues en introduisant le noyau de cellules humaines dans des ovocytes d'animaux, des espèces lapine ou bovine. En France, Xavier Bertrand a annoncé la tenue d'Etats généraux de la bioéthique au premier semestre 2008 en préalable à la révision des lois de bioéthique de 2009. Un comité d'organisation réunissant médecins, philosophes, psychologues, représentants d'associations de patients et d'élus sera alors constitué.    Ces deux événements montrent l'émergence d'initiatives démocratiques au niveau de la bioéthique. En Grande-Bretagne, cette consultation témoigne d'une prise de conscience et du malaise émergeant en matière de recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines dans ce pays à l'éthique pragmatique.   Actuellement, en France, on constate que les responsables politiques refusent de prendre position sur les sujets de bioéthique dont les enjeux sont immenses. Le silence des candidats à l'élection présidentielle est particulièrement assourdissant. Le Monde 24/02/07

 

Pierre-Olivier Arduin, instituteur de 34 ans, titulaire d’un master en bioéthique , responsable de la commission bioéthique de son diocèse, affirme qu’« il ne semble plus possible aujourd’hui de participer au financement de ce grand show médiatique ». Le mot de « boycott » n’apparaît pas, mais l’idée y est. À quelques semaines du Téléthon, le document dénonce « la grande stratégie eugéniste mise en scène » par la promotion du diagnostic préimplantatoire, le financement de la recherche sur les embryons et le militantisme de l’Association française contre les myopathies (AFM) pour la dépénalisation du clonage.  -  « La fin, aussi noble soit-elle, ne justifie pas tous les moyens, a souligné Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille (dans Pèlerin du 30 novembre).  
Or, la recherche sur les cellules souches embryonnaires ( traduisez : clonage humain ) et le dépistage des embryons malades sont contraires à notre vision de la dignité humaine. » De son côté, Mgr Jean-Charles Descubes (Rouen), président du Conseil épiscopal pour les questions familiales et sociales, a redit (sur France 3 Haute-Normandie, le 27 novembre) que « pour un chrétien, tout ce qui est légal n’est pas forcément moral ».  Merci, Pierre-Olivier ! Décembre 2006

 

Le Conseil européen doit voter lundi 24 juillet sur le financement communautaire des recherches sur les cellules souches embryonnaires dans le cadre du 7ème PCRD (2007-2013). L'Allemagne s'est déjà prononcée en annonçant jeudi 20 juillet qu'elle s'opposerait à tous nouveaux financements communautaires de la recherche sur l'embryon. L'Allemagne, déjà soutenue par le Luxembourg, Malte, la Pologne et la Slovaquie, a appelé tous les pays membres et notamment l'Italie à faire de même. "Les subventions de l'Union européenne pour la recherche ne doivent pas être utilisées pour tuer l'embryon", a déclaré Annette Schavan, ministre allemande de la recherche. Lors du dernier budget (6ème PCRD 2002-2006), 8 projets de recherche sur les cellules souches embryonnaires et plus de 100 sur les cellules souches adultes avaient été financés. Life News (Steven Ertelt) 20/07/06

 

En dépit des pressions médiatiques et scientifiques, le président américain George W. Bush, fidèle à ses opinions, a posé son veto pour bloquer le vote du Sénat prévoyant d'étendre le financement public de la recherche sur les cellules souches embryonnaires. Le Sénat américain a adopté mardi 18 juillet cette loi à 63 voix contre 37 , suite à de longs débats où les clivages politiques traditionnels furent dépassés. 19 républicains se sont joints pour ce vote à la minorité démocrate. Seule une majorité des deux tiers n'aurait pas permis au président de poser son veto. George W. Bush a donc légalement posé son veto, pour la première fois de sa présidence. Des 1 116 lois signées depuis son entrée en fonction, il a menacé d'un veto 141 fois, sans y avoir recours. Le Sénat a voté deux autres textes auxquels ne s'opposent pas la Maison Blanche. L'un sur l'aide à la recherche à partir de cellules souches non embryonnaires, l'autre interdisant "l'élevage de foetus" ("foetus farming") c'est à dire la création d'embryons pour la recherche. Le président américain a expliqué, devant des enfants "flocons de neige", nés de don d'embryon, que la loi sur le financement public de la recherche sur les cellules souches embryonnaires "franchit une frontière morale que notre société doit respecter". Évoquant "un choix entre la science et l'éthique", il a défendu les voies de recherche qui ne supposent pas la destruction d'un embryon rappelant que son administration avait voté un budget de 90 millions de dollars en faveur de la recherche sur les cellules souches non embryonnaires. En 2001, le financement public de la recherche sur les cellules souches embryonnaires avait été limité à la recherche sur 64 lignées cellulaires, 21 ont été utilisées par les scientifiques. G. Bush a rappelé que chaque embryon, même congelé et "sans projet parental" (tel qu'il en existe 400 000 aujourd'hui aux Etat-Unis), est une vie humaine unique. "Nous pouvons le voir dans chacun des enfants qui nous entourent aujourd'hui" a-t-il rajouté en désignant les enfants "flocons de neige". Il a appelé les couples stériles à s'engager dans l'adoption d'embryon. G. Bush a rajouté que l'application d'une telle loi obligerait tous les citoyens à participer à la recherche sur les cellules souches embryonnaires et donc à la destruction d'embryons. Tony Show, le porte parole de la Maison Blanche, a ajouté : "le président considère qu'il est inapproprié pour le gouvernement fédéral de financer ce que beaucoup de personnes considèrent comme un meurtre". Conscient que les embryons congelés "sans projet parental" sont voués à la destruction, il explique "c'est une tragédie", mais G. Bush ne peut pas laisser tuer un être vivant pour l'intérêt de la recherche. Pour la communauté scientifique, l'argent public est indispensable car les grands laboratoires pharmaceutiques n'investissent pas sur des recherches dont les applications pratiques sont lointaines et la rentabilité jugée trop aléatoire. William Haseltine, PDG de Human Genome Science, explique : "il faudra de vingt à trente ans avant que les cellules souches puissent être utilisées pour des application médicales de routine. La commercialisation de ces traitements est si lointaine que j'ai simplement décidé de ne pas investir dans ces recherches".  18/07/06

 

France : Six équipes de biologistes travaillant dans des structures publiques ont obtenu de l'Agence de biomédecine l'autorisation de mener des recherches sur les cellules souches d'embryons humains .Des 12 équipes qui en avaient fait la demande, aucune n'a été refusée par l'Agence de biomédecine. Six ont été retenues, cinq sont en cours d'instruction et une s'est retirée. Sur ces six équipes retenues, cinq sont de l'Inserm et de l'Institut Pasteur et travailleront sur des lignées de cellules souches embryonnaires importées. Pour la première fois, une équipe (codirigée par Marc Peschanski et Stéphane Viville) tentera sur le territoire national de créer à partir d'embryons humains des lignées de cellules souches embryonnaires. Ces autorisations sont données près de cinq mois après la publication du décret d'application du 7 février 2006 et près de 2 ans après le vote des lois de bioéthique de 2004. La revue genetique.org reconnaît à cette occasion que la loi du 6 aout 2004 libéralisait bien le clonage humain en tant que tel. 21/06/06

 

La Commission des affaires juridiques du Parlement européen s'est opposée à tout financement européen de la recherche sur l'embryon dans le cadre du 7ème programme cadre de la recherche. Cette décision a été votée par 16 voix (Autriche, Pologne, Allemagne,...) contre 6 (et 3 abstentions). La décision de la Commission des affaires juridiques était attendue. Le financement de la recherche sur les embryons par l'Union européenne relève également de ses compétences qui sont étendues aux questions éthiques liées aux nouvelles technologies, dans le cadre d'une coopération renforcée avec les commissions compétentes. La Commission s'est appuyée sur des considérations légales : "Les États membres font preuve d'une grande diversité quant à l'acceptabilité éthique des divers domaines de recherche, comme en témoigne leur législation nationale conformément au principe de subsidiarité. En particulier, les dispositions réglementaires et l'application de la législation relatives à la recherche utilisant des embryons humains et des cellules souches embryonnaires humaines diffèrent considérablement d'un État membre à l'autre. De telles recherches ne devraient pas faire l'objet d'un financement communautaire". Ainsi la Commission demande à ce qu'aucun financement au titre du 7ème programme-cadre soit accordé aux activités visant à cloner des embryons humains, à modifier le patrimoine génétique d'êtres humains et à créer puis détruire des embryons humains à des fins de recherche. Le Dr Peter Liese, démocrate européen, président du groupe de travail en bioéthique de son parti majoritaire au Parlement, a déclaré que le Conseil européen et la Commission européenne devraient prendre leur responsabilité. Il s'est félicité de la décision de la Commission des affaires juridiques qui allaient relancer les discussions sur la position de l'Europe en matière de bioéthique. 6/05/06

 

Le Pr Claude Sureau, président honoraire de l’Académie nationale de Médecine et membre du Comité consultatif national d’éthique, revient sur le cas de Natalie Evans, jeune femme britannique qui réclamait auprès de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) la restitution d'embryons congelés pour les implanter dans son utérus malgré l’opposition de son ex-conjoint. La CEDH a rejeté la requête de la jeune femme tout en demandant que les embryons soient toujours conservés. Pour le droit français, cet embryon "n’est rien. Il n’appartient à personne". Pour le Pr Sureau, cette affaire "révèle bien le malaise actuel concernant l’"être prénatal" qu’il s’agisse de l’embryon in vitro (…) ou de l’embryon implanté qui doit demeurer soumis aux règles sages de la loi Veil, ou du fœtus viable dont on ne peut accepter que la destruction accidentelle soit judiciairement considérée comme un "non –évènement"". Le Pr Sureau appelle à une réflexion sur le "statut de l’être prénatal". Le Figaro (Pr Claude Sureau) 18/03/06

 

Parmi tant d'autres, voici venir sur nos téléscripteurs le Projet de clonage d'embryons à partir d'ovules de lapin et de cellules humaines (PAPIER GENERAL) GB-clonage-cellule-souche LEAD 12-01-2006 21:36:46 Pays : GBR GLGL FRS1297 30677 /AFP-XA10 LONDRES, 12 jan 2006 (AFP) - Des chercheurs de l'université londonienne de King's College ont annoncé jeudi leur intention de cloner des embryons à partir d'ovules de lapins et de noyaux de cellules humaines. Ces embryons seraient certes majoritairement constitués de matière issue du lapin, mais ils seraient commandés par l'ADN humain, a précisé le professeur Chris Shaw, le responsable de cette équipe de scientifiques. Ces embryons seraient uniquement utilisés dans le cadre de la recherche sur le développement des cellules souches et sur les maladies génétiques. Aux termes de la législation actuelle, ils ne seraient pas autorisés à se développer au-delà de 14 jours et ne pourraient en aucun cas être implantés dans l'utérus d'une femme. Reconnaissant avoir besoin d'une autorisation formelle de l'Autorité britannique pour la fertilité humaine et l'embryologie (HFEA), le professeur Shaw a expliqué "vouloir trouver des ressources de rechange afin de se procurer des ovules". "La fertilité des lapins est légendaire, et il pourrait être possible d'utiliser des cellules humaines et de transférer le noyau de ces cellules dans des ovules de lapins", a expliqué le chercheur: "Légalement, la situation n'est pas claire, mais c'est quelque chose dont nous aimerions discuter avec la HFEA". Le professeur Shaw et ses homologues de King's College détiennent une licence commune avec l'équipe du professeur Ian Wilmut, au Roslin Institute d'Edimbourg, en Ecosse, pour cloner des embryons humains à des fins thérapeutiques. Le professeur Wilmut est le créateur de la brebis Dolly, en 1996. Mais le manque d'ovules humains disponibles pour ces recherches est la grande difficulté rencontrée par les chercheurs britanniques. Actuellement, leur seule ressource réside dans les ovules abandonnés à la suite de procédures de fécondations in-vitro. Le professeur Shaw a précisé que des expériences consistant à mélanger ADN humain et ovules de lapins avaient déjà été réalisées en Chine, par l'équipe du professeur Sheng Huizhen à l'Université de médecine numéro deux de Shanghai. Cette équipe affirme avoir ainsi déjà créé plus de 100 embryons, et ceux-ci auraient survécu jusqu'à acquérir le statut de blastocystes, ce qui correspond au stade du développement embryonnaire précoce (de cinq à sept jours chez l'homme). Au moment de la publication de l'article sur les recherches du professeur Sheng, en 2004, dans la revue Cell Research, de nombreux experts avaient souligné le manque de détails fournis par l'équipe chinoise. Semblant en faveur d'un feu vert à la demande du professeur Shaw, le docteur Chris O'Toole, membre de la HFEA, a reconnu jeudi soir que la question était difficile: "Mélanger du matériel humain et animal est une question complexe, qui n'est pas mentionnée directement et implicitement par la législation actuelle". "Mais nous attendons avec impatience un cadre de travail plus clair et plus souple, à la suite de la révision de l'actuelle législation sur la fertilité engagée par le gouvernement", a plaidé le médecin. Le gouvernement travailliste de Tony Blair a lancé une vaste consultation sur la nécessité de réviser la loi de 1990 sur la procréation assistée, afin de tenir compte des progrès de la science et de l'évolution des moeurs, avec notamment la question des couples homosexuels. Dans certains cercles, la demande du professeur Shaw a en tout cas provoqué la colère jeudi. Selon le professeur David King, directeur de l'association "Alerte génétique humaine", ces scientifiques "vont éroder encore un peu plus le respect que nous estimons dû à l'embryon humain". Jusqu'à aujourd'hui, en Grande-Bretagne, seule l'équipe du professeur Miodrag Stojkovic, de l'Institut de génétique humaine de l'université de Newcastle (nord de l'Angleterre), a réussi à produire des embryons clonés, en mai 2005. ol/sym eaf AFP 122139 12 jan 2006 (AFP)

 

Les recherches du Dr Hwang "sont fausses"  :  La "percée mondiale" du Sud-coréen Hwang Woo-suk dans le domaine du clonage à des fins scientifiques ou thérapeutiques n'en était pas une, a conclu jeudi 29 décembre une commission d'enquête.
"Nous avons découvert que Hwang et son équipe n'ont aucune donnée scientifique pour prouver qu'ils ont bien produit des lignées de cellules souches correspondant spécifiquement à l'ADN d'une personne", a annoncé la commission de l'Université de Séoul, six jours après avoir révélé la falsification d'un article du même professeur sur le sujet dans la revue américaine Science en mai 2005. L'article annonçait comme une "première mondiale" l'isolement, à partir d'embryons humains obtenus par clonage, de 11 lignées de cellules souches possédant chacune le patrimoine génétique de leur donneur. Mais, la semaine dernière, la commission a accusé le Dr Hwang, jadis adulé par tout un pays, d'avoir manipulé des photographies et des données de deux lignées de cellules afin de faire croire que son équipe avait extrait 11 lignées.  Le chercheur avait alors démissionné de son poste à l'université, le ministère de la science et de la technologie, qui a alloué à ses recherches 40 millions de dollars depuis 2002, présentant ses excuses et précisant qu'il ne bénéficierait plus du soutien de l'Etat.   Après avoir examiné les cellules qui avaient été congelées, la commission d'enquête a mis en pièce jeudi l'authenticité de la percée scientifique elle-même. "Les test ADN ont démontré qu'il n'existait pas de cellules souches spéficiques à chaque personne", a indiqué Roh Jung-Hye la porte-parole cette commission composée de neuf membres. Les cinq échantillons soumis à analyse proviennent en fait d'un même donneur. Les experts vont désormais se pencher sur les précédents travaux du scientifique : le clonage d'une vache en 1999 et, en août 2005, d'un lévrier afghan baptisé "Snuppy" (pour Séoul National University Puppy). AFP décembre 2005

 

ROME, Vendredi 9 septembre 2005 (ZENIT.org) – Une technique de clonage qui « viole la législation internationale sur les embryons humains » : le président de l’Académie pontificale pour la Vie (academiavita.org), Mgr Elio Sgreccia, a exprimé sa préoccupation, ce vendredi, au micro de Radio Vatican, à la nouvelle du projet de clonage, en Grande Bretagne, à partir de l'ADN de deux mères. « Moralement inacceptable », explique Mgr Sgreccia, arguments à l’appui.  Une équipe de l’université britannique de Newcastle, vient en effet de recevoir l’autorisation de cloner un embryon humain avec une technique nouvelle : utiliser le « matériel génétique de deux mères », selon une annonce de la BBC, le 8 septembre. Cette technique consiste à transférer le noyau d’un embryon humain dans un ovule non fertilisé d’une seconde femme. Le but de l’opération est, affirment certains chercheurs, d’empêcher des mères de communiquer certaines maladies génétiques au fœtus.Mgr Sgreccia explique les raisons qui rendent cette expérience comme « moralement inacceptable », et souligne qu’elle « viole la législation internationale sur les embryons humains ». « Avant tout, je dois dire qu’il s’agit d’une expérience dont l’issue reste à voir. En deuxième lieu, du point de vue moral, il y a au moins trois éléments illicites ». Et d’expliquer : « Le premier est qu’il s’agit de faire un véritable clonage : on transfère un ovule pris d’une cellule d’embryon. Le deuxième est que cet embryon, dont on prend le noyau, est supprimé et abandonné. Le troisième est que l’on créé un nouvel embryon et qu’on le transfère dans la femme qui devient une mère porteuse ». Mgr Sgreccia conclut à une convergence d’interdits « sur lesquels le jugement de la morale et pas seulement, -estime-t-il- catholique, est complètement négatif ». ["Notons la date choisie par ces désinspirés du 8 septembre, pour la Nativité  de la VIERGE Marie!!!    "Le communiqué de Zenit indique que l'opération du clonage, "au niveau des Nations Unies, a été interdit" .... -"MAIS NON! MGR SGRECCIA:   "IL A AU CONTRAIRE ETE TOLERE (TOUT EN ETANT RECONNU COMME MORALEMENT INNACCEPTABLE) PAR L'ONU LE 8 MARS 2005, et c'est bien là ce qui nous préoccupe, voir en particulier cette réflexion résumée: "Désolation métaphysique : Clonage contre l’Arbre de Vie" ]

 

L'agence de biomédecine, prévue par la "loi d'abomination" du 6 août 2004", a été officiellement créée le 4 mai 2005. Rappelons que la loi du 6 août est dite "d'abomination" car elle permet le clonage à des fins thérapeutiques et à des fins reproductrices dans certaines conditions. C'est l'action humaine dans le sanctuaire sacré du génome humain. La nouvelle agence de biomédecine a la charge : * d'autoriser ou non la conservation et les recherches sur les cellules souches embryonnaires, * de délivrer les autorisations des centres de diagnostic prénatal et préimplantatoire, (diagnostics qui aboutissent aux avortements des embryons "non retenus". * d'agréer les praticiens réalisant des procréations médicalement assistées, * et de couvrir les activités de l'Etablissement Français des Greffes (EFG) Ainsi s'organisera la "médecine" européenne autour de l'exemple "culturel" français. Il conviendrait de réfléchir à l'évolution de la médecine dans les années 30 en Allemagne nazie...et de suivre l'exemple de Monseigneur Von Galen, qu'évoquait Marc Ferro, dans une émission d'Arte, le 17 juillet 1994 (cf La Croix du 23.08.94). Marc Ferro rappelait alors qu'en septembre 1939, alors que la guerre à peine commencée accaparait l'attention, "le reischleiter Bühler et le Docteur Brandt sont chargés (par Hitler) de conférer, à certains médecins choisis par eux, le pouvoir d'accorder la délivrance par la mort à certains malades qui, après un examen médical approfondi, auront été déclarés incurables. Le Fuhrer réalise ainsi un vieux projet déjà exprimé dans Mein Kampf . Mais il en avait eu d'autres mis en place par le régime, comme la stérilisation des personnes déclarées "malades mentales" (si elle s'opposaient au régime!), ou les diverses expérimentations humaines... Du côté protestant, la Cité de Béthel recueille et protège 800 "incurables". Du côté catholique, l'épiscopat allemand exprime son opposition absolue au programme d'extermination et Monseigneur Von Galen, évêque de Münster, proclame en chaire : "gare bientôt aux estropiés, aux invalides du travail et de la guerre, et malheur à notre peuple si le commandement '"tu ne tueras pas" est transgressé". Cet évêque, surnommé le "lion de Münster", appella à la résistance passive: "... "Nous éviterons tout contact suivi avec ceux qui provoquent la Justice divine". Que dirait-il aujourd'hui devant la création de l'Agence de Biomédecine française... qui agréera les médecins et les centres habilités aux expérimentations humaines sur embryons... et jusqu'au clonage ? Il convient de lire les quatre tomes de Phillipe Aziz : Les Médecins de la Mort, publiés sous la direction de Jean Dumont, aux Editions Famot, de Genève, en 1976, qui montrent bien la dramatique évolution de la mentalité en Allemagne pendant la "montée en puissance du nazisme". Aujourd'hui, c'est toute l'Europe qui est contaminée par la "Culture de Mort", pour reprendre l'expression de Jean Paul II. Et il conviendrait aussi de créer un Colloque sur : "Les médecins nazis hier et aujourd'hui". La Confédération Nationale des Familles Chrétiennes propose comme date de ces colloques annuels, celle du 6 Août, pour rappeler la date de la "loi d'abomination" française.    4 mai 2005

 

 

Le magazine "La Vie" revient sur la première greffe de cellules souches adultes ayant permis de soigner la main d'un ouvrier irradié . Il compare également les avancées constatées entre les cellules souches embryonnaires et les cellules souches adultes (CSA). Le magazine rappelle que, malgré les résultats des CSA, la majorité des chercheurs en France reste favorable à l'utilisation des cellules souches embryonnaires. Jacques Hatzfeld, qui travaille au CNRS sur les 2 types de cellules, affirme qu'elles sont complémentaires : "si l'on ne travaille pas sur les cellules embryonnaires, on ne comprendra jamais les cellules adultes". Pourtant des résultats intéressants ont déjà été observés sur les cellules souches adultes. Ainsi, en 2002, aux Etats-Unis, une chercheuse avait isolé dans la moelle osseuse de la souris des cellules capables de fabriquer n'importe quel organe. "Le rêve du chercheur devenait réalité" explique Didier Montarras de l'Institut Pasteur. Depuis, personne n'a réussi à reproduire l'expérience. S'opposant au lobby des chercheurs français en faveur de la recherche sur l'embryon, Alain Privat, directeur à l'Inserm et spécialiste international des lésions de la moelle épinière, est l'un des rares en France à travailler sur les cellules souches adultes. Il dénonce "le lobbying en faveur des cellules embryonnaires qui ne correspond pas à une réalité thérapeutique. Dans mon domaine, nous sommes de plus en plus près du but avec les CSA qui permettront un jour, je l'espère, de réaliser des autogreffes de neurones pour réparer la moelle épinière. C'est vrai que l'expérience menée en 2002 sur la souris est difficile à reproduire. Mais pas impossible. Je regrette que la communauté scientifique ne travaille pas assez sur les CSA et préfère mettre en avant les cellules embryonnaires" explique-t-il. Claude Huriet, ancien sénateur, président de l'Institut Curie et auteur d'un rapport sur les cellules souches en 2000, est encore plus sévère : "on constate chez certains chercheurs une attitude non scientifique, un a priori pour contester l'existence même des CSA". Il aurait souhaité que ces cellules deviennent "grande cause nationale" et bénéficient de financements avant d'autoriser la recherche sur l'embryon. Il s'insurge : "on ne peut pas affirmer un principe aussi fort qu'une interdiction et accepter de transiger pendant 5 ans. Qu'allons nous dire aux chercheurs en 2009 ? : "Arrêtez tout ?" Cela n'a pas de sens".   Avril 2005

 

France : accélération de la recherche sur les cellules souches embryonnaires :   Alors que l'Agence de biomédecine, prévue par la loi du 6 août 2004 relative à la bioéthique, n'est toujours pas mise en place, trois arrêtés signés le 16 février 2005 par le ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy et François d'Aubert, ministre de la Recherche, manifestent la volonté du gouvernement de développer la recherche sur les cellules souches embryonnaires (JO, 3 mars 2005). Les deux premiers autorisent l'INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale) à importer de Suède (Société Cellartis AB) une lignée de cellules souches embryonnaires humaines et à mettre en œuvre le protocole de recherche en vue d'effectuer des recherches sur les potentialités des cellules neuronales dans le traitement de la maladie de Huntington. Un troisième arrêté autorise l'association Généthon à conserver et à céder dans les conditions prévues par la loi des cellules souches embryonnaires humaines importées….     Le premier programme à bénéficier de cette autorisation est le projet I-Stem, dirigé par le Pr Marc Peschanski, né d'un partenariat entre l'Inserm et l'université d'Evry, financé majoritairement par l'AFM. L'action gouvernementale s'inscrit-elle dans la mouvance européenne, du moins telle qu'elle semble s'exprimer aujourd'hui au Parlement européen ? Celui-ci vient d'adopter, le 10 mars 2005, une Résolution destinée, à titre principal, à condamner les trafics d'ovules humains et, au delà, à mettre en garde contre les risques de dérive de la recherche sur l'embryon et le clonage pour se concentrer sur l'utilisation des cellules souches adultes.        10 mars 2005

 

ONU. Après l'échec d'une Convention contre le clonage, l'ONU choisit le laxisme de la simple déclaration..  [ Comme le serpent de l'arbre originel, cette voix internationale indique l'interdit tout en y ouvrant largement les portes: la"transgression sans précédent" est consommée].     8 mars 2005

 

La revue Nature médecine du 23 janvier dernier, un articulet du Quotidien du Médecin du 27 janvier nous apprend que les lignées de souches embryonnaires humaines sont toutes contaminées par une molécule non humaine. (Université de San Diego et Salk Institute de Jolla). Il s’agit d’une molécule animale (Neu5GC) qui s’est incorporée aux cellules embryonnaires dans les milieux de cultures. Et alors l’organisme par ses défenses immunitaires rejettera les cellules ou les détruira à coup sûr. Autrement dit ces lignées sont bonnes à mettre à la poubelle car inutilisables. [ Alors, pour tous ces savants anglais qui cherchent sans trouver depuis des années dans cette direction, pour les français dont les ambitions et la soif de succès font reprocher à Chirac de n'autoriser le clonage embryonnaire que sous autorisation d'une agence gouvernementale, pour ceux de Singapour qui prétendent faire un biopole mondial de l’expérimentation sur l’embryon, la désillusion doit être grande. "Adieu, veaux, vaches, cochons, couvées". La mariée était trop belle…  Mais gageons que ces adeptes de Melmoth persisteront dans leurs fantasmes]. 23 janvier  2005

 

"Clonage ou parthénogénèse?  Réflexion et question pour nos lecteurs, nos métaphysiciens et nos théologiens:   "un embryon "parthénote" a-t-il, comme un embryon cloné classique, une ame créée par Dieu?   "Notre première réponse est: non, me semble-t-il, parce qu'un être humain ne peut se produire par reproduction du type des végétaux  Voir cet article :

Des scientifiques créent des embryons humains sans sperme:::::

Paul de Sousa, de l'université d'Edimbourg, a annoncé au BA Science Festival à Dublin que son équipe a réussi à créer des "embryons vierges", ou parthénotes, en stimulant un ovule humain pour qu'il commence à se diviser comme un embryon sans addition de matériel génétique d'une cellule spermatique mâle.     Cette annonce survient le lendemain du jour où l'Autorité britannique de fécondation et d'embryologie humaines (Human Fertilisation and Embryology Authority - HFEA) a autorisé le transfert de composants d'un embryon humain à un ovule non fécondé provenant d'une autre femme, repoussant ainsi plus loin encore les frontières de la recherche reproductive.    L'on espère que la conception de ces embryons vierges ouvrira la voie à une nouvelle manière de cultiver des cellules et des tissus prélevés sur des femmes en vue de réaliser toute une série d'expérimentations et de traitements. L'équipe d'Edimbourg, qui travaille à l'institut Roslin où la brebis Dolly a été clonée, a utilisé environ 300 ovules humains de donneuses volontaires pour obtenir une demi-douzaine de blastocystes dits parthénogénotes  - des embryons humains formés d'environ 50 cellules, qui peuvent être utilisés comme source de cellules souches.    Dans la reproduction normale, les ovules rejettent la moitié de leur matériel génétique pour se préparer à recevoir le complément mâle fourni par une cellule spermatique. Pour fabriquer des parthénotes, les ovules ont été cultivés en laboratoire de façon à ce qu'ils conservent la totalité de leurs chromosomes; la moitié environ sont parvenus à maturité avec succès et ont pu être stimulés par un choc électrique pour qu'ils se divisent. Mais cinq sur cent seulement ont atteint le stade du blastocyste, et avec la moitié seulement du nombre habituel de cellules. Rejetant les objections concernant l'efficacité du processus, Paul de Sousa a déclaré: "C'est une question de nombres. Cela dépend uniquement de la quantité de tissu dont on peut disposer pour l'expérimentation."    Les embryons ont été cultivés selon un processus appelé "parthénogenèse", ce qui signifie "naissance vierge" en grec; la parthénogenèse est naturelle dans les plantes et chez certains animaux comme les abeilles et les fourmis et même chez certains lézards. Comme pour les autres mammifères, ce processus n'existe pas chez les êtres humains: en effet, pour que le développement de l'embryon parvienne pleinement à son terme, il faut obligatoirement que les gènes de la mère et du père soient impliqués, cette condition étant réalisée par un mécanisme de régulation des gènes appelé "imprinting parental". Jusqu'ici, les scientifiques n'avaient artificiellement obtenu des parthénotes qu'à partir de souris et de singes, ces expériences aboutissant très souvent à un développement anormal.    Les gènes soumis à l'empreinte génomique parentale sont des gènes dont l'expression est déterminée par le parent dont ils proviennent; ces gènes violent la règle habituelle de l'héritage qui veut que les deux ensembles de gènes parentaux soient également exprimés. D'après les comptages les plus récents, le nombre de ces gènes soumis à empreinte s'établit chez les mammifères à environ 80. Comme la plupart d'entre eux sont réprimés, ou bien c'est le gène maternel qui est exprimé exclusivement parce que le gène paternel est soumis à empreinte, ou vice versa. Le processus commence pendant la formation des gamètes lorsque, chez le mâle, certains gènes sont soumis à empreinte dans le sperme en développement et que, chez la femelle, d'autres gènes le sont dans l'ovule en développement. Toutes les cellules de l'embryon qui en résulte possèderont la même série de gènes soumis à empreinte provenant de son père et de sa mère, à l'exception des cellules ("germoplasme") destinées à se développer pour devenir des gamètes (ovules ou cellules spermatiques), dans lesquels tous les gènes - maternels et paternels - soumis à empreinte sont "effacés".    L'imprinting est un processus très important: la transmission délibérée (expérimentale sur des souris) ou accidentelle (chez l'homme) de deux copies d'un chromosome particulier de l'un des parents et aucune transmission de l'autre parent est généralement fatale; de même, la transmission de deux copies de l'un des gènes maternels et aucune copie de l'un des gènes paternels (ou vice versa) peut provoquer de graves défauts de développement. De plus, l'absence d'imprinting dans les cellules somatiques peut induire un cancer.   C'est pourquoi les scientifiques sont intéressés par l'utilisation de cellules de parthénotes, car elles pourraient éclaircir la question du clonage, un processus qui interrompt l'imprinting, et celle des liens entre imprinting défectueux et maladie. La parthénogenèse offre également la possibilité de cultiver des cellules prélevées chez des femmes souffrant de graves maladies génétiques et d'étudier en détail les effets de ces maladies sur les cellules. En théorie, les cellules souches obtenues par cette méthode pourraient être utilisées pour cultiver des tissus de remplacement pour les femmes ayant développé certaines maladies. Paul de Sousa a déclaré à la réunion du BA que "pour le moment, nous n'avons pas réussi à obtenir de cellules souches à partir de ces embryons, mais cela reste notre ambition".   Certains scientifiques ont émis l'idée que l'utilisation de parthénotes dans la recherche pourrait éviter les objections des groupes pro-vie, mais vu les déclarations de consternation de ces groupes à la presse, Paul de Sousa ne partage pas ce point de vue et a déclaré que "toute personne ayant une perspective pro-vie considérera toujours l'utilisation d'ovules et d'embryons à des fins non reproductives comme inadmissible". Paul de Sousa a également souligné qu'il n'y a aucun projet d'implantation de ces embryons pour créer une grossesse et que, de toute manière, les termes de leur licence de recherche leur interdit de le faire. D'autres voix ont exprimé des doutes pour des motifs techniques, prétendant que le degré de manipulation génétique requis pour réaliser la parthénogenèse rend cette voie vers les cellules souches embryonnaires inutilement complexe, au point que même le clonage d'embryons humains semblerait constituer une approche plus directe: Paul de Sousa pense cependant que, pendant les premiers stades de la recherche sur les cellules souches, les scientifiques doivent garder ouvertes plusieurs options possibles. "Nous voulons obtenir ces lignes de cellules principalement à des fins de recherche, a-t-il déclaré. Le clonage comme la parthénogenèse créent des cellules présentant des perturbations, et il est très possible que celles-ci signifient que les lignes de cellules souches clonées ne sont pas appropriées pour l'élaboration de modèles thérapeutiques ou de recherche.

Zeit 2005

 

Interdiction du clonage à l'ONU : échec de la convention   :    Quand la petite minorité l'emporte...     La session de la sixième commission de l'assemblée générale de l'ONU, chargée d'élaborer une convention internationale interdisant le clonage humain, s'est achevée le 19 novembre sans trouver d'accord, malgré une large majorité (3/4) se déclarant contre toute forme de clonage.  En effet, d'un côté, derrière le Costa Rica, la grande majorité des pays (62 pays) dont les Etats-Unis, sont partisans de l'interdiction de toute forme de clonage humain (reproductif et dit thérapeutique), de l'autre, derrière la Belgique, 22 pays dont la France, ne veulent interdire que le clonage reproductif et laisser chaque pays se doter de sa propre législation en ce qui concerne le clonage thérapeutique. L'Organisation de la conférence islamique, (OCI) quant à elle, par la voix de son représentant officiel, la Turquie, souhaite un consensus sur la question. La Turquie, à titre individuel, s'est déclarée favorable à la proposition belge. Mais les avis divergent au sein de la Conférence : les pays de la Ligue arabe (inclus dans l'OCI) ont signé en juin 2004 un projet d'interdiction totale du clonage humain.     ONU : Vers une simple déclaration  :   Après avoir évité un vote sur l'interdiction du clonage, la Belgique a proposé de travailler sur une simple déclaration interdisant le clonage "d'êtres humains". L'Italie a proposé un amendement invitant à « interdire toute tentative de créer la vie humaine par le clonage et toute recherche visant à y parvenir ». Finalement, la commission, suivant la proposition de la Belgique, elle-même à la remorque de la France et de l'Espagne, chefs de file des pays ne souhaitant pas interdire le clonage thérapeutique, a décidé d'abandonner le vote d'une convention et a proposé de créer un groupe de travail chargé d'élaborer en février 2005 « une déclaration des Nations Unies sur le clonage », sur la base de l'amendement italien. Mais quel que soit le texte définitif retenu, rappelons qu'une déclaration, à la différence d'une convention, n'est pas contraignante... L'ONU malgré une très large majorité, a échoué  dans sa volonté d'interdire le clonage humain au niveau mondial ! 19/11/04

 

Genèse de la position de l'ONU  : 2001-2005  :   La question du clonage d’êtres humains figure à l’ordre du jour de l’ONU depuis le 12 décembre 2001, date à laquelle l’Assemblée générale a créé le Comité spécial chargé des travaux préliminaires en vue de l’élaboration d’une convention internationale contre le clonage d’êtres humains à des fins de reproduction.
Les partisans d’une interdiction totale du clonage humain qui allait se décider unanimement au second semestre  2003, se sont vus opposer l'intervention musclée de la France, partisan d’une interdiction limitée au clonage reproductif. La France a pris cette initiative par l'envoi de son ministre des affaires étrangères, fit interrompre le processus d'une convention qui se préparait à cet interdiction totale du clonage humain. Une intense activité diplomatique qui aboutit à la suspension du texte.

Puis, une politique d'alliances permettant à la France de se cacher derrière des pays islamiques, puis derrière la Belgique:  En novembre 2003, faute d’accord, la question fut reportée, sur proposition de l’Organisation de la Conférence islamique.

Le 19 novembre 2004, la session de la sixième commission de l’assemblée générale de l’ONU, chargée d’élaborer une convention internationale interdisant le clonage humain, s’est achevée sans trouver d’accord, malgré une large majorité (3/4) se déclarant contre toute forme de clonage. La Belgique a proposé de travailler sur une simple déclaration, non contraignante, interdisant le clonage "d’êtres humains". La proposition de la Belgique, notamment appuyée par la Chine, le Japon, le Royaume Uni et la France, prévoit l'interdiction du clonage reproductif seul et laisse chaque pays se doter de sa propre législation en ce qui concerne le clonage d'embryons pour la recherche. L’Italie a proposé un amendement invitant à « interdire toute tentative de créer la vie humaine par le clonage et toute recherche visant à y parvenir ». Finalement, la commission a décidé d'abandonner le vote d'une convention et a proposé de créer un groupe de travail chargé d’élaborer en février 2005 « une déclaration des Nations Unies sur le clonage », sur la base de l'amendement italien.

La proposition du Costa Rica, soutenue par plus de 60 pays (dont les États-Unis et le Vatican), demande l'interdiction de toute forme de clonage, à savoir le clonage d'embryons pour faire naître un enfant (dit clonage reproductif) et le clonage d'embryons pour la recherche (dit clonage thérapeutique). Elle fait valoir qu'il s'agit du même clonage, reproduisant toujours un embryon.  

Le 18 février 2005, la Commission juridique (Sixième Commission) a adopté par 71 voix pour, 35 voix contre et 43 abstentions le texte du Honduras qui recommande à l’Assemblée générale d’inviter les États "à adopter toutes les mesures voulues pour protéger comme il convient la vie humaine dans l’application des sciences de la vie et à interdire toutes les formes de clonage humain dans la mesure où elles seraient incompatibles avec la dignité humaine et la protection de la vie humaine". 

Le 8 mars 2005, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté la Déclaration des Nations Unies sur le clonage des êtres humains, non contraignante. Le texte encourage les gouvernements à interdire toutes les formes de clonage humain dans la mesure où elles seraient incompatibles avec la dignité humaine et la protection de la vie humaine. Le texte a été adopté à une large majorité : 84 voix pour, 34 contre et 37 abstentions. Un encouragement noyé de laxisme implicite, puisqu'il ne s'agit que d'une simple déclaration, à l'opposé du projet unanime du 12 décembre 2001: Dans les jours qui suivent, le Brésil, comprenant la leçon, décide de se lancer lui aussi dans la course du clonage humain…

Unesco 2005  Précision apportée par l'Unesco sur le clonage dit thérapeutique : "Comme la notion de « thérapeutique » suggère des applications bénéfiques possibles, ce qui à l'heure actuelle semble totalement injustifié, il est préférable de supprimer cette connotation positive et d'utiliser une terminologie plus neutre, à savoir le « clonage à des fins de recherche".

 

 

 

 

 

 

Lettre du Président des familles chrétiennes
de France

Supplique à vos curés


Supplique aux Pasteurs


Supplique au Saint Père

Clonage Position :
Protestante
Rabbinique
Orthodoxe
de l'Islam

Proposition d'amendement aux textes en projet sur le clonage

Images clonage

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